site de laongo

Le 02-02-2010 • Pays : Burkina Faso

Bonjour à vous tous,

Ce dimanche 31 janvier, nous sommes allés sur le site de Laongo, site granitique dans lequel des sculpteurs du monde entier se retrouvent depuis 1987 pour travailler sur les rochers qui affleurent. Musée naturel, en pleine savane, on trouve ici des représentations très traditionnelles et d'autres beaucoup plus modernes qui nous parlent de la sculpture d'aujourd'hui.
Petit résumé en images, avec explications made by fodé et zoé des oeuvres qui nous ont le plus touchées :

Image 1 : Sur cette première sculpture on voit des migrants Burkinabés quitter leur pays pour se rendre en Côte d'Ivoire. Il faut savoir que depuis les indépendances, nombreux sont les burkinabés qui ont participé à la construction de la Côte d'Ivoire, et travaillent aujourd'hui dans les plantations ivoiriennes. Cette sculpture témoigne du mépris qu'on pu avoir certains ivoiriens vis à vis de ce peuple. Ici le paysan burkinbés quitte son pays la tête haute, et couronnée de prestige mais au fur et à mesure de son voyage, sa taille et son prestige diminuent jusqu'à le rendre presque invisivble à force d'être courbés devant ceux qui le méprise. Petite morale : Nous sommes finalement tous l'immigré d'un autre, et devrions apprendre  à devenir  des hommes intègres ...

Image 2 , 3,4 : le travail de Hadji Bachir ( http://www.cygale.com/hadji/fichehadji.html )

Qu'il nous parle de la souffrance de l'âne pour représenter les maux du monde, ou représente un dictateur borgne empêché de crier les désirs les plus profonds de son être car il  ne représente que lui, Bachir Hadji, utilise le granite, le bronze et la couleur rouge dans des formes simples et éculés qui fonctionnent à merveille et saississent les coeurs.

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Le Village artisanal, un pôle d’excellence pour l’artisanat burkinabé.

Le 02-02-2010 • Pays : Burkina Faso

Entretien  réalisé avec  Mme Patricia A.Badolo/Poyga, gestionnaire du village artisanal de Ouagadougou situé 01 BP Ouagadougou 01 Boulevard Tansoaba Kiema ( www.villageartisanal-ouaga.com ).

Imaginez de longues allées regorgeantes de mille et unes étoffes, de bijoux et d’objets sculptés. Une sorte de caverne d’Ali Baba en somme, dont le sésame est à portée de main : Bienvenue au village artisanal de Ouagadougou.  L’image d’Epinal pourrait prêter à sourire, mais le village de l’artisanat est aujourd’hui une des institutions qui fonctionne le mieux dans la capitale du Faso. Label de qualité, reconnu à l’échelle locale et internationale, il est un tremplin pour tous les artisans qui  y travaillent.

Crée en octobre 2000, le village artisanal est né d’une initiative du Président de la République Blaise Compaoré et vient répondre à une demande d’infrastructure pour l’artisanat burkinabé. Projet financé par l’Etat Burkinabé, la chambre de commerce et d’industrie et le Grand Duché du Luxembourg, le village devait accueillir à l’origine quelques trois cent artisans venus des quatre coins du pays et sélectionnés sur des critères d’expérience et d’excellence. Aujourd’hui, alors que le village fonctionne sur fonds propres depuis 2008, appuyé par la Chambre de Commerce et de l’Industrie et par l’Etat Burkinabé, il regroupe 500 artisans répartis en groupements économiques qui représentent plus de trente métiers tels que la bijouterie, la sculpture sur bronze, la poterie, la peinture etc. En tout, soixante douze chefs d’ateliers ont été sélectionnés pour une durée de sept ans par un jury professionnel composés entres autres d’artisans, de membres de l’administration du village, de représentants de la Chambre de Commerce et du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO). L’année prochaine aura lieu la première rotation des artisans arrivés il ya 7 ans, et marquera un tournant dans l’histoire du village qui s’apprête à entamer une deuxième vague de sélections. Et si les artisans présents, sur place,  sont aujourd’hui réticents au départ, on peut gager que le réseau qu’ils ont pu acquérir pendant ces années leur permettra de continuer leur réussite en dehors du village.                                                                                                                                                                 Le fonctionnement du site est assez simple : chaque chef d’atelier est en charge de sa production et peut prendre jusqu’à huit ouvriers ou apprentis qu’il s’engage à former afin de permettre un transfert de compétence et de participer à l’émergence de jeunes talents sur le marché local.  L’administration du village appui, elle, les artisans dans les domaines de la commercialisation, de la gestion et de la formation. Par ailleurs elle possède une salle d’exposition-vente, dite show room,  de 300 m2 ouvert 7 jours sur 7 et dans laquelle  sont sélectionnées chaque semaine les meilleures productions du site. Les artisans présents sur place paient à l’administration du village un loyer modéré pour l’occupation de leurs ateliers ainsi qu’une commission sur la vente de chaque objet.

Du point de vue du public, le village de l’artisanat  cherche à atteindre à la fois les burkinabés, les touristes et les marchés internationaux et multiplient les initiatives pour les toucher tous en même temps. Son atout : regrouper ce qui se fait de meilleur en matière d’artisanat  dans un seul et même endroit. Son défi, ne pas servir uniquement de vitrine touristique et parvenir à intéresser et séduire également les ouagalais. En effet, si à l’échelle internationale le village artisanal est d’ores et déjà implanté dans les foires de New York, Los Angeles, Paris et Berlin et séduit le public étranger en multipliant sa communication dans les ambassades et les hôtels,  il ne délaisse pas pour autant le public local. C’est pourquoi le village est également doté d’un espace pour les cérémonies (mariage, baptême etc ) pour attirer en son sein de nombreux ouagalais sans qu’il ne soit d’abord question d’artisanat. D’autre part,  le village est au rendez-vous des temps fort de la vie des burkinabés et marque les évènements comme les fêtes de Noël, la Saint Valentin ou l’annonce des vacances par une série de spots publicitaires à la télé, à la radio et dans les magazines spécialisés. Mais surtout, les scolaires sont invités à visiter régulièrement le village et à se former aux différentes techniques présentes sur place. Ils sont les meilleurs ambassadeurs du village, car leur plaisir et leur curiosité les poussent à revenir … accompagnés de leurs parents.

Ainsi,  si les ambitions affichées du village de l’artisanat sont d’ordres économiques et  touristiques dans la mesure où les ventes sont une des conditions sine qua non de son bon fonctionnement, il n’en demeure pas moins que ce site garanti l’excellence et la perpétuation de l’artisanat burkinabé et compte, en ce sens, parmi les institutions culturelles du pays. Sa réussite permet une revalorisation nécessaire des artisans dans leur propre pays
 et invitent les burkinabés à s’ouvrir à l’art par le biais de la décoration intérieure et du plaisir d’offrir.

 

Fodé  et Zoé

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l'atelier des médias, emission Mondo blog du 29/01/2010

Le 30-01-2010 • Pays : Burkina Faso

On est passé sur RFI aujourd'hui dans l'emission de Cédric Kalonji Mondo Blog pour parler de notre projet et du blog parceque maintenant on fait partie de la blogosphère  : Alors si vous n'y tenez plus et souhaitez nous écouter un seul lien à suivre : http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/emission-1134-blogs-et-art#13

Bonne Ecoute.

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Décentraliser pour mieux Démocratiser

Le 30-01-2010 • Pays : Burkina Faso

Entretien avec le professeur Jean-Pierre GUINGANE, directeur du FITMO, Festival International de Marionnettes de Ouagadougou, dont la 12ème édition aura lieu du 4 au 25 février 2010 au Burkina Faso mais aussi, et pour la première fois au Mali et au Niger autour du thème « Dialogue interculturel et intégration en Afrique ».

Souriant, Pr Jean- Pierre GUINGANE accepte de nous recevoir alors qu’il ne l’avait pas prévu et répond sans équivoque à toutes nos questions. Directeur de l’espace culturel Gambidi et du FITMO depuis 1996, il est passionné de culture, et de théâtre. Homme de lettres bardé de diplômes, il se destinait à une carrière universitaire et politique, qu’il a eu d’ailleurs, et qui aurait dû l’empêcher d’entrer dans le monde du spectacle. Car au Burkina Faso, si l’on est fier des griots qui réussissent en jouant des pièces, on trouve dévalorisant que ceux qui n’en sont pas continuent à jouer une fois devenus adultes. Mais malgré la réticence de son entourage, il n’a jamais renoncé au théâtre et le festival qu’il dirige est lui aussi devenu grand. Né en 1989 à Ouagadougou, il fête cette année sa 12eme édition et s’étend du Burkina jusqu’au Niger et au Mali, prouvant par là-même son succès auprès d’un public pourtant difficile à capter. Aussi lorsqu’on l’interroge sur son public et sur ce qu’il fait pour lui plaire, Pr Jean-Pierre GUINGANE a un petit sourire moqueur de l’homme d’expérience, car finalement, pour lui, il n’existe pas de politique vis-à-vis du public à proprement parler. De manière générale, et notamment dans les pays pauvres, deux facteurs majeurs peuvent dissuader les gens d’assister à une représentation de théâtre. Le prix d’entrée tout d’abord et l’image négative qui y est attachée d’autre part. Le prix d’une représentation, et du déplacement pour s’y rendre peuvent en effet être un facteur dissuasif, car si le prix d’un ticket d’entrée s’élève pour le FITMO à seulement 500 FCFA, cette somme modique pour certains, devient un véritable obstacle pour ceux qui ne sont pas sûrs de savoir de quoi demain sera fait. Pourtant, si des préférences tarifaires peuvent être faites pour les étudiants ou les abonnés, la gratuité n’est pas envisageable compte tenu des frais engagés pour chaque représentation. Il faut savoir que les sommes engrangées par la billetterie ne permettent même pas de couvrir les frais d’électricité. Le public cible, serait donc a priori la petite bourgeoisie pour qui l’argent n’est pas un grand problème. Pourtant, ce public, dit idéal, a lui-même de nombreuses raisons pour ne pas venir, et nombreux sont ceux qui veulent être invités gratuitement à une représentation pour pouvoir s’y rendre en tant qu’invité de marque. Même les hommes politiques n’accordent que peu d’importance aux évènements culturels comme le théâtre et les considèrent comme une perte de temps. Finalement, plus que la raison économique, c’est l’importance accordée à l’évènement culturel qui détermine le choix de venir assister ou non à une représentation. Le public des villes est parfois plus difficile à atteindre car comme toute les capitales, Ouagadougou, offre de multiples activités et le théâtre n’est que l’une d’entre elles, alors qu’il reste malgré tout dans les villages un évènement exceptionnel qui attise les curiosités. C’est pourquoi, depuis 2001, le festival s’est décentralisé, amenant ses troupes de théâtre et de marionnettes à jouer dans des villages plus reculés du Burkina Faso pour s’ouvrir à d’autres publics. Cette initiative est couronnée de succès car l’arrivée dans un village de troupes armées de projecteurs, annonce en elle-même le début du spectacle, et attire de nombreux curieux, heureux d’aller à la rencontre d’un nouveau type d’animation. Décentraliser est aussi d’abord et avant tout le gage d’une meilleure démocratisation culturelle. S’ancrant pleinement sur le territoire, le théâtre du Professeur Jean Pierre Guingane tisse des liens avec les gens et propose non pas un monologue mais une conversation. Il reflète un engagement poétique et politique en faveur du dialogue. Ainsi, si la culture appartient encore à un monde de caste, l’artiste est cependant moins méprisé au Burkina Faso qu’ailleurs car la période révolutionnaire de Thomas Sankara a permis de changer les mentalités en faisant de la culture une de ses priorités. Ce défunt président, était en effet aussi un musicien, et a permis de rendre à la culture ses lettres de noblesse en imposant à tous des comités révolutionnaires pour la culture, qui même s’ils ont pu être perçus comme folkloriques et dictatoriaux ont donné un nouveau souffle à la culture burkinabé, en permettant à chacun d’y avoir accès, et en multipliant de nombreuses initiatives culturelles qui font aujourd’hui de Ouagadougou une des principales capitale de la culture en Afrique. Mais si aujourd’hui de tels évènements culturels continuent d’exister et de s’étendre, c’est aussi et surtout grâce à la liberté d’expression qui existe dans ce pays contrairement à d’autres pourtant pas si éloignés. Le pouvoir de dire garantit la dynamique culturelle au Burkina Faso, et présage de manière positive de son évolution.

 Fodé et Zoé

 Nous remercions tout particulièrement M. Hamadou Mandé, directeur adjoint du FITMO pour nous avoir si gentiment aidé dans nos démarches.

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Ouaga, premier bilan

Le 28-01-2010 • Pays : Burkina Faso

Bonjour à tous,

Voilà plus d'une semaine déjà que nous sommes à Ouaga, et les visites se sont multipliées pour notre plus grand bonheur. Nous vous livrons dans ce blog les différents compte rendu d'entretiens auxquels nous aboutissons mais ils arrivent un peu au compte goutte car nous devons les rédiger et obtenir l'accord des personnes interrogées avant de vous les diffuser. Alors soyez patients... Ca arrive.
Sinon, tout va toujours bien, et nous nous habituons à la vie ouagalaise. Hier soir, nous avons été au concert de Naby, prix découverte RFI, un chanteur sénégalais qui déchire et dont on ne peut que vous dire d'aller l'écouter. Sinon, l'autre soir nous étions au vernissage d'un peintre franco indien au CCF, nommé Patrick Singh... pas vraiment emballant mais sympathique dans le style croquis de voyage. on essait ici de vous glisser un aperçu....
A venir  des photos d'exception de notre expèrience auprès des sculpteurs de bronze : Oui, oui, nous avons assister à la fonte du bronze et pour tout vous dire c'est assez impressionnant. Mais on vous donnera les photos après que les sculpteurs les aient vus ... droits d''image oblige.

On  vous embrasse sur la victoire des Blackstars du Ghana, que nous allons savourer chaudement en regardant Algérie /Egypte.

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